anecdotes sur Charles Baudelaire
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6 anecdotes sur Charles Baudelaire, un poète révolutionnaire

« Le vrai Dieu » (Rimbaud), « Le plus important des poètes » (Valéry)… Après sa mort, le gratin artistique ne tarit pas d’éloges sur l’auteur des Fleurs du Mal. Voici 6 anecdotes sur Charles Baudelaire.

#1 : Le jeune Charles Baudelaire, élève médiocre et rebelle

Bien que pensionnaire au Collège Louis-le-Grand, Baudelaire redouble sa troisième. Le prestigieux établissement décide finalement de le renvoyer en avril 1839. Il sera tout de même reçu, de justesse, à l’examen du baccalauréat.

#2 : Un dandy aux goûts de luxe

Il venait d’avoir 18 ansssss… Il encaissa tout le pognonnnnn… Un peu de sérieux. Reprenons. Son père est mort quand il était gamin. Il lui a laissé un héritage conséquent qu’il s’empresse de gaspiller : il dilapide la moitié dudit héritage en tout juste dix-huit mois. À la demande de ses proches, inquiets face à tant d’insouciance, le notaire de la famille le place sous tutelle judiciaire vu que les chiffres et lui, ça fait deux… Ou trois… peut-être bien quatre. Il n’a jamais eu le goût des chiffres. Désormais, il devra se contenter d’une pension mensuelle de 200 francs. Il sera criblé de dettes toute sa vie et mourra dans la plus grande précarité.

#3 : Poète, mais aussi critique d’art et traducteur

Charles Baudelaire est un cumulard. Tour à tour poète, traducteur, essayiste et critique d’art, c’est le traducteur attitré d’Edgar Allan Poe, qu’il admire au plus haut point, et un inconditionnel de Delacroix, le plus grand artiste de son époque, selon lui. Il est également très proche de Gustave Courbet (il apparaît dans ses tableaux à maintes reprises) et de Flaubert, son ami indéfectible, qui sait lui remonter le moral quand la critique se montre des plus virulentes à son endroit. Et ça arrive souvent. Très souvent. Très très souvent. C’est même la norme.

#4 : Une vie dissolue, mais bien contrôlée tout de même

À en croire certains auteurs, Baudelaire n’était pas spécialement porté sur la drogue, contrairement à une idée reçue. Il n’était pas davantage fou. Certes, il a consommé un peu de haschich et pas mal d’opium, mais, dans ce dernier cas, l’objectif était double : soulager sa maladie tout en stimulant sa créativité. On ne lui connaît pas non plus de penchant marqué pour l’alcool. Encore peut-on observer qu’il a un peu forcé sur la bouteille les cinq dernières années de sa vie. À sa décharge, il souffrait le martyr et perdait progressivement l’usage de ses membres, de la parole… tout en restant digne dans son combat contre la syphilis qui finit par l’emporter en 1867. Il n’a même pas abusé des plaisirs de la chair comme le fit Guy de Maupassant.

#5 : Le punching-ball favori des critiques littéraires

Dire que Charles Baudelaire était conspué de son vivant est un euphémisme. « putride », « répugnant », « ignoble », « repoussant », « infect »… Les critiques littéraires se montrent des plus créatifs lorsqu’il s’agit de détruire l’œuvre de Baudelaire. C’en est presqu’un sacerdoce pour certains critiques en vue dans le microcosme parisien. En plus d’essuyer un feu nourri de critiques extrêmement virulentes,

Baudelaire est poursuivi en justice pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ».

Son crime ? Avoir osé commettre les Fleurs du Mal, l’œuvre de sa vie. Et encore, que serait-il advenu s’il n’avait écouté les conseils de son éditeur lui suggérant de revoir le premier titre qu’il avait imaginé, Les Lesbiennes ? Heureusement, Victor Hugo sait trouver les bons mots pour les Fleurs du Mal qui « éblouissent comme des étoiles ». Flaubert y va aussi de sa petite flatterie amicale : « Vous ne ressemblez à personne ». Une façon de dire le mot de Cambronne aux critiques qui prennent un malin plaisir à lui tailler tant de costumes qu’il pourrait ouvrir un magasin de prêt-à-porter dans le quartier parisien du Sentier.

#6 : Perfectionniste jusqu’au bout des ongles

Nous sommes loin du génie fulgurant capable d’accoucher d’un manuscrit de 300 pages en trois jours. Baudelaire travaille comme un dingue. Il réfléchit. Couche ses idées sur papier. Recommence. Et, finalement, il se met à écrire. Corrige. Et réécrit jusqu’à obtenir une sonorité parfaite dans chacune de ses phrases. Son travail ne s’arrête pas à la poésie. Il donne son avis sur la mise en page, le choix de la table des matières, traque impitoyablement la moindre faute d’impression. C’est un stakhanoviste. Et stakhanoviste rime avec perfectionniste. Il est comme ça l’ami Charles Baudelaire.

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