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7 anecdotes amusantes sur Gustave Flaubert

anecdotes Gustave Flaubert

Considéré, à son corps défendant, comme le chef de file de l’école réaliste, Gustave Flaubert était obsédé par une volonté, féroce, de « montrer la nature telle qu’elle est ». Entendez la nature humaine. Comme tous les grands hommes, sa vie était marquée par une série d’évènements qui en font tout le sel. Voici 7 anecdotes sur Gustave Flaubert.

#1 : Fainéant, Flaubert ? Que nenni, même si l’inspiration lui vient régulièrement bien au chaud, sous les draps. Il a rédigé certaines de ses plus grandes œuvres, telles que Madame Bovary ou Salammbô, dans le confort douillet de son plumard.

#2 : Gustave Flaubert est un adepte de la surenchère émotionnelle. Vous avez des ennuis ? Ce n’est rien par rapport à ce qu’il a déjà enduré. Il va même jusqu’à se quereller avec le sculpteur Jacquemart pour démontrer, à qui veut l’entendre, que son élevage de poux, démarré lors de son séjour en Égypte, était plus conséquent que celui de Jacquemart.

#3 : Comme tout auteur qui se respecte, Flaubert écrit ses textes et les corrige jusqu’à ce que le résultat soit publiable à ses yeux. Jusqu’ici, rien que de très normal. Alors que ses confrères se contentent de réécrire autant de versions que nécessaire, la technique flaubertienne brille par sa singularité : Flaubert hurle ses textes dans une pièce conçue à cet effet. L’idée étant de tester le rythme et la musicalité de ses écrits. Il tronçonne impitoyablement les passages manquant de fluidité. Le nom de cette pièce ? Le gueuloir. Tout un programme…

#4 : La critique n’est guère plus tendre avec Flaubert qu’elle ne l’est avec ses contemporains. Entre échecs de librairie (L’Éducation sentimentale, Le Candidat), scandales (Madame Bovary) et rejet de la critique parisienne des œuvres pourtant appréciées du public (Salammbô), Flaubert n’est pas un auteur adulé de son vivant.

#5 : Précoce, le jeune Flaubert reçoit une récompense, l’année de ses quinze ans, pour un essai sur les champignons. Paradoxalement, il n’a toujours pas publié à trente ans. Malgré ce paradoxe spatio-temporel, Flaubert demeure un bourreau de travail. Il écrit jusqu’à douze heures par jour, du lundi au samedi. Le dimanche, c’est open bar pour ses amis qui profitent du seul jour autorisé pour lui rendre visite. Et quand on affirme que c’est un gros bosseur, on a des preuves qui attestent de son souci du détail : des tonnes de brouillons ainsi qu’un océan de correspondance avec la poétesse Louise Colet, devenue accessoirement sa maîtresse. Illustration parfaite de cette méticuleuse recherche du détail, Madame Bovary, est écrit en… cinq longues années.

#6 : En parlant de Madame Bovary, la France bien-pensante est choquée par cette œuvre du diable, en raison des descriptions explicites de l’adultère qu’elle renferme. Flaubert n’a jamais fait mystère de son appétence pour le sexe, lui qui consigne dans son carnet de voyage les expériences de son tourisme sexuel lors d’un périple qui l’emmène d’Égypte en Italie, en passant par Constantinople et Jérusalem. Ni une, ni deux, Flaubert se prend un procès pour atteinte aux bonnes mœurs. La virtuosité de son avocat, associée à ses relations avec la société du Second Empire, lui valent d’être acquitté. Baudelaire n’a pas cette chance : il est condamné, pour les mêmes motifs, en 1857, pour avoir osé commettre l’œuvre de sa vie, Les Fleurs du Mal.

#7 : Flaubert jette un regard d’une grande lucidité sur la société en général et ses contemporains en particuliers. La profondeur de ses analyses psychologiques n’a d’égale que la recherche, très documentée, de ses écrits. Précis, souvent acide, telle est la marque de fabrique de Flaubert. C’est le cas de Bouvard et Pécuchet, une satire inachevée pour cause de mort, sous-titrée « Encyclopédie de la bêtise ». Ce roman dénonce la vanité et l’incapacité à comprendre de ses contemporains. Une sorte de brûlot entièrement dédié à l’étude de la bêtise humaine. De là à dire que Flaubert était un Desproges avant l’heure…

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