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9 anecdotes sur Guy de Maupassant

Crédit photo : By UnknownUnknown author (Laurent Charpentier) [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons

Contemporain de Gustave Flaubert et d’Émile Zola, l’écrivain et journaliste littéraire Guy de Maupassant a marqué la littérature française en tout juste une décennie, extrêmement féconde certes. L’auteur de La Maison Tellier, Bel-Ami, Une vie, Pierre et Jean ou encore Le Horla aura connu une (courte) vie mouvementée lui inspirant des centaines de nouvelles, contes, récits de voyage, chroniques ainsi que quelques romans entre 1880 et 1890 avant que la maladie n’ait définitivement raison de sa créativité.

#1 : Une vie de famille tourmentée

Dans sa onzième année, le jeune Guy vit mal le divorce de ses parents. Son père, Gustave de Flaubert, est un homme volage et peu disposé à assurer son devoir paternel. Sa mère, Laure Le Poitevin, est décrite comme une femme cultivée mais en proie à un déséquilibre mental permanent : folie des grandeurs, abus de narcotiques, épisodes suicidaires… Le décès de son frère Hervé, à seulement 33 ans, affectera durablement Guy de Maupassant. De ces épreuves naîtront un détachement prononcé pour les liens affectifs expliquant, peut-être, le refus de reconnaître ses trois enfants, nés entre 1883 et 1887, ainsi que son penchant pour les relations sans lendemain avec les femmes.

#2 : Les passions de Guy de Maupassant

Héritage de ses jeunes années, passées auprès des pêcheurs normands, Guy de Maupassant apprécie le canotage sur la Seine de 1872 à 1880, toujours en galante compagnie. Il aime aussi la chasse au point de doser lui-même la poudre de ses cartouches et de sélectionner en personne ses chiens d’arrêt. L’écrivain est également connu pour ses excès de sexe. En cure à Loèche, une commune valaisanne, il se vante auprès de Flaubert d’avoir « tiré dix-neuf coups » en à peine trois jours. À Rome, il presse le comte Primoli de l’emmener dans une maison close dès son arrivée.

#3 : Un mentor littéraire nommé Flaubert

Flaubert, le vieil ami de la famille, le prend sous son aile protectrice et lui dispense une éducation littéraire solide. Il décroche un bac littéraire en 1869 et s’inscrit dans la foulée à la Faculté de droit à Paris. Après 10 années passées au service du ministère de la Marine, il est transféré au ministère de l’Instruction publique grâce à la bienveillance et aux relations de Flaubert. Il y restera deux ans.

#4 : Une aversion naturelle pour la société

En octobre 1876, à Catulle Mendès qui l’approche pour devenir franc-maçon, Guy de Maupassant répond : «… Je veux n’être jamais lié à aucun parti politique, quel qu’il soit, à aucune religion, à aucune secte, à aucune école ; ne jamais entrer dans aucune association professant certaines doctrines, ne m’incliner devant aucun dogme, devant aucune prime et aucun principe, et cela uniquement pour conserver le droit d’en dire du mal. »

#5 : Une production littéraire hors du commun

La décennie 1880-1890 est sa période la plus prolifique. Il faut dire que Guy de Maupassant est, sinon un stakhanoviste, un professionnel de l’écriture méthodique capable de s’imposer des objectifs ambitieux, soit 2 à 4 volumes de nouvelles par an.

Au total, 6 romans, plus de 300 nouvelles et des récits de voyage à foison auxquels il convient d’ajouter chroniques et contes publiés dans Le Gaulois, Le Figaro et Gil Blas. Une cadence littéraire soutenue permet de chiffrer la production de Maupassant à près de 1.000 créations. Ce qui en fait le plus marquant des auteurs de nouvelles de la littérature française et l’un des romanciers les plus adaptés dans le monde, au cinéma comme à la télévision.

#6 : La bravoure de l’écrivain

Guy de Maupassant est un homme courageux. Il s’illustre en 1868, à 18 ans, lorsqu’il sauve de la noyade le poète anglais Charles Algernon Swinburne qui l’invite à dîner en remerciement de son courage.

Il n’hésite pas non plus à freiner ses ambitions d’étudier le droit à Paris pour s’enrôler comme volontaire dans la guerre contre la Prusse en 1870. D’abord affecté aux services d’intendance puis dans l’artillerie, il participe à la retraite des armées normandes devant l’avancée allemande.

#7 : La santé précaire de Guy de Maupassant

Problèmes cardiaques, tabagiques et syphilis, contractée à vingt ans, vont créer une dégradation progressive de sa santé physique. Des maux de tête fréquents et insupportables le poussent à se soulager à l’éther. Cet anesthésique dopant temporairement son intelligence créative, de Maupassant en fait un usage immodéré et en devient rapidement dépendant.

S’ajoutant à ses graves problèmes physiques, son état de santé mentale se détériore inexorablement. Il souffre de crises d’hallucinations fréquentes, d’autoscopie notamment, à partir de 1887, un thème repris dans Le Horla. Sa folie met un terme à sa création littéraire le privant d’achever L’Angélus, roman commencé en 1890 ainsi que L’Âme étrangère.

Bien qu’en proie à une peur maladive de la mort, sa souffrance est telle qu’il tente de se suicider par balle dans la nuit du 1erau 2 janvier 1892. Mais son domestique avait pris soin de décharger l’arme. Il tente alors de s’ouvrir la gorge après avoir brisé une vitre. Ses tentatives de suicide répétées lui valent d’être interné à Paris, le 8 janvier de la même année, à la clinique du docteur Blanche. Après dix-huit mois d’inconscience presque totale, il meurt de paralysie générale dans la matinée du 6 juillet 1893.

#8 : L’homme qui détestait la Tour Eiffel

En février 1887, il s’oppose à la construction de « l’inutile et monstrueuse Tour Eiffel » dans une pétition signée avec d’autres artistes et publiée dans Le Temps. À un journaliste qui l’interrogeait sur sa fréquentation régulière d’un des restaurants du premier étage de la Tour Eiffel, il répond : « C’est le seul endroit de la ville où je ne la vois pas ».

#9 : Un besoin d’espace

Guy de Maupassant est un grand voyageur. Il visite longuement l’Afrique du Nord, l’Italie, la Bretagne, la Sicile, l’Auvergne et l’Angleterre. Il apprécie aussi une grande croisière à bord du Bel-Ami, ainsi nommé d’après le titre de son roman publié en 1885. Durant sa croisière, il passe par Cannes, Agay et Saint-Tropez. La Corse reste sa destination préférée.

Autre personnage illustre à la vie tumultueuse.

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