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Le sinistre aéroport international de Denver : Apocalypse Now

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’aéroport international de Denver aura fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il a ouvert ses portes au public, en 1995. S’il alimente les fantasmes les plus fous des adeptes des théories du complot, les thuriféraires du Nouvel Ordre Mondial n’ont rien fait pour couper court aux rumeurs incessantes.

 Entre symboles occultes omniprésents et mauvais goût, indigne d’un lieu de passage aussi fréquenté, l’aéroport de Denver serait une sorte de cathédrale New Age voulue par les élites afin de faire passer un message codé. Nulle approche complotiste dans ces propos, tant les bizarreries ont envahi les lieux, au vu et au su de tous. Blague de mauvais goût ? Message occulte ? Vision noire d’un monde de ténèbres ? Prophétie apocalyptique ? À vous de voir.

Aéroport international de Denver : une enquête pour les frères Winchester (Supernatural)

C’est le plus grand aéroport américain. Déployé sur une surface de 34.000 hectares, il fait deux fois Manhattan et deux fois la taille de l’aéroport international de Dallas. Plus de 50 millions de voyageurs y transitent chaque année. Voilà pour les amoureux des faits.

En marge de ces faits chiffrés, les spéculations vont bon train. Et chaque enquêteur de l’étrange y va de sa petite analyse. Certains se montrent même très créatifs, proposant à leur public des théories relativement farfelues, s’appuyant sur des coïncidences qui n’en sont pas, selon eux. Ainsi, 1995, en symbolique occulte, se traduirait par 666. Tout un programme. L’aéroport du Nouveau Monde, son nom de baptême, renverrait au Nouvel Ordre Mondial planifié de longue date par une poignée d’adeptes de Satan. Les plus imaginatifs considèrent l’aéroport international de Denver comme :

  • Une base militaire secrète, connectée à d’autres villes aux USA ;
  • Le quartier général d’une race d’aliens spécifique, les reptiliens, qui gouvernerait le monde ;
  • Un refuge pour l’élite mondiale en cas d’apocalypse ou de guerre mondiale biochimique ;
  • Un complexe souterrain dans lequel transitent des vaisseaux extraterrestres ;
  • Une porte vers l’enfer…

Ces scénarios, loufoques, peuvent prêter à sourire. S’il n’est aucunement question d’y souscrire, le fait est que l’aéroport international de Denver est l’objet de rumeurs ininterrompues depuis plus de vingt ans. Certains employés auraient même entendu des gémissements et autres complaintes provenant des souterrains. Un autre se serait retrouvé, à son corps défendant, dans une pièce couverte de hiéroglyphes.

Parmi les questions récurrentes des chercheurs de vérité :

  • Pourquoi cet aéroport qui a entraîné la fermeture de l’aéroport de Stapleton, jugé plus fonctionnel ?
  • Pourquoi a-t-on licencié tous les ouvriers, sans exception, une fois les travaux achevés ?
  • Pourquoi autant d’irrégularités constatées durant les travaux ?
  • Pourquoi un tel écart budgétaire ?
  • Pourquoi avoir disséminé des œuvres d’art aussi anxiogènes partout sur le site de l’aéroport ?

Autant de questions, restées sans réponses, qui alimentent les scénarios les plus fous. Encore une fois, sans souscrire à une quelconque théorie du complot, force est de constater qu’il y a quelque chose d’étrange, de malsain affirmeront ses détracteurs, autour de cet aéroport.

Les nombreuses irrégularités constatées

  • Plus de 100 millions de m3 de terre déplacés, correspondant à près d’une dizaine de niveaux souterrains. Dans quel but ?
  • 8.530 km de fibre optique installée pour les communications. En comparaison, il y a 4.830 de fibre optique reliant la côte est à la côte ouest des Etats-Unis.
  • Un système de carburant pouvant pomper jusqu’à 4.000 litres de kérosène par minute. Les ingénieurs en aéronautique qualifient cette performance d’absurde.
  • Du granit importé de partout sur la planète. Pourquoi ?
  • Un gigantesque réseau de tunnels et plateformes souterrains pouvant accueillir camions, métros et trains. La plupart sont inutilisés pour le moment. À quoi vont-ils servir ?

Bilan : un dépassement budgétaire de 3,1 milliards de dollars (coût total : 4,8 milliards de dollars).

À ce stade, c’est étrange, certes, mais ce n’est rien tant qu’on ne s’est pas penché sur la déco, assez singulière.

Ambiance fin du monde à l’aéroport international de Denver

Passons sur les bâtiments aux allures pyramidales, une géométrie chère aux Francs-Maçons.

Le comité d’accueil

Vous avez un vol en famille pour l’Europe et quand vous arrivez sur le site de l’aéroport, vous voyez ça :

Blucifer DIA

Source : FlickR

Un cheval bleu terrifiant en guise de comité d’accueil. Sympathique. Une sculpture en fibre de verre, mesurant 10 mètres de haut, censée vous mettre à l’aise avant d’embarquer. Les enfants en ont une peur… bleue. On peut les comprendre.

Le cheval adopte une posture agressive, renforcée par un système veineux apparent et une sorte d’œil en lieu et place de son anus. La nuit tombée, c’est encore pire. Ses yeux rouges brillent dans le noir. Lugubre. De là à y voir un des cavaliers de l’apocalypse, il n’y a qu’un pas que beaucoup ont fait sans trop se forcer. Ah, et puis, petit détail croustillant, Luis Jimenez, le créateur de Blucifer (le petit nom dont est affublée la sculpture) a été tuée par son canasson alors qu’il travaillait dessus. Une partie de Blucifer s’est détachée et a broyé la jambe de l’artiste, provoquant une hémorragie fatale. Ça commence fort.

La pierre du Grand Hall

On continue notre visite. Et voici la stèle, pardon, la pierre qu’on trouve dans le Grand Hall de l’aéroport :

Aéroport international de Denver Grand Hall

Source : FlickR

En quoi est-ce étrange ?

  • « Grand Hall » est un terme utilisé par la franc-maçonnerie pour désigner le lieu des rencontres entre frères la truelle ;
  • On distingue clairement un compas maçonnique ;
  • Il est fait mention d’une « New World Airport Commission », or, ladite commission n’existe pas ;
  • La date (19, 1994), en symbolique occulte donne 33, le plus haut degré d’initiation maçonnique ;
  • Une capsule temporelle est enterrée sous la pierre et devra être ouverte en 2094. Tiens, ça rappelle une autre capsule temporelle enterrée sous les Georgia Guidestones. Coïncidence ?

Les fresques murales

Quatre peintures, signées Leo Tanguma, censées représenter la paix, l’harmonie et la nature. Joli programme. Oui, mais… non. Car ces peintures dérangent. Elles semblent révéler une prophétie terrifiante : une série d’évènements terribles menaçant l’avenir de la planète. Tanguma a tout d’abord confirmé avoir reçu des directives précises avant de démentir et de refuser toute question au sujet de ces fresques hautement anxiogènes.

Fresque n°1 : Paix et Harmonie avec la Nature

DIA Fresque 1

Source : FlickR

Drôle de conception de la paix.

Ce qu’on voit : des enfants attristés, d’autres reposant dans des cercueils, des espèces animales et végétales éteintes ; une forêt en flammes ; et, tout au fond, une ville cernée par un nuage d’apparence toxique. Fait notable : cette ville a été retouchée à maintes reprises au fil des ans, comme si elle revêtait une importance capitale pour les commanditaires de cette œuvre aux vapeurs de souffre. On distingue également un enfant tenant une tablette Maya, symbole par excellence d’une fin de civilisation. Paix, harmonie et nature, donc. C’est le deal.

Pourquoi cette peinture dérange autant les chercheurs de vérité ? Car tout semble indiquer des messages porteurs de mort. Mort d’espèces animales et végétales. Mort d’ethnies (regardez bien les fillettes reposant dans les trois cercueils). Mort des croyances judéo-chrétiennes (la fillette à droite du tableau tient une bible et une étoile jaune semblable à celles qu’utilisaient les nazis pour marquer les Juifs durant la seconde Guerre Mondiale.

Bref, rien de très rassurant. En tout cas, ce n’est pas le genre de peinture qu’on s’attend à trouver dans un aéroport.

Fresque n°2 : Les enfants du monde rêvent de la Paix

La première fresque vous a choqué ? Attendez de voir la deuxième, un diptyque cette fois.

Panneau de gauche

DIA fresque 2 A

Source : FlickR

Des enfants du monde entier déposent les armes, main dans la main, y compris entre pays naturellement antagonistes (Israël et Palestine, par exemple). Plus précisément, ils apportent ces armes à un jeune garçon, blond, à l’allure bavaroise, au centre du tableau. Ce jeune homme semble chargé de détruire les armes. C’est si beau qu’on en a la larme à l’œil.

Quel est le problème ici ? Pour les chercheurs de vérité, cette peinture pose, au moins, quatre problèmes majeurs :

  1. Tous les pays se soumettent à un acteur unique (l’enfant blond), traduisant l’abandon des nations et l’avènement d’un empire mondial unique, omnipotent. Encore ce satané Nouvel Ordre Mondial ;
  2. L’enfant blond est, de toute évidence, Bavarois. Ce qui renvoie immanquablement aux Illuminés de Bavière, une importante société secrète du 18siècle. Des gens qui ne veulent que votre bien.
  3. Pour certaines personnes, cette chère tête blonde serait l’antéchrist en personne. On trouve d’autres représentations d’un enfant blond au cinéma, dans la littérature et même sur une fresque de la Bank of America. Troublant ;
  4. Enfin, les eschatologues croient reconnaître une vision prophétique des plus inquiétantes : « Paix et sûreté », également connue sous le nom de « Prophétie du Shalom » dans les croyances judaïques. Cette paix mondiale précéderait une troisième Guerre Mondiale déclenchée par l’antéchrist. Le blondinet, donc.

Théorie délirante, peut-être. Peinture dérangeante, sans le moindre doute.

Panneau de droite

DIA fresque 2B

Source : FlickR

Suivons l’arc-en-ciel.

Paix et sûreté, hein ? Le soldat, le monstrueux soldat, s’est réveillé et domine la planète. Au menu : mort, destruction et dévastation.

Ce qui choque :

  • Marie tient dans ses bras l’enfant Jésus, mort ;
  • Une procession infinie de gens tente de fuir son funeste destin ;
  • Des enfants, probablement gazés (aucune trace de blessure), reposent, inertes, au centre du tableau ;
  • Un soldat nazi (visez le symbole sur la casquette) dévaste toute forme de paix ;
  • Un arc-en-ciel devenu toxique. Pour les Francs-Maçons, l’arc-en-ciel désigne la population.

Bref, un spectacle de désolation visible dès la porte principale du plus grand aéroport américain. Une peinture atroce qui n’a aucun sens et certainement pas sa place dans un aéroport.

Fresque n°3 : Paix et Harmonie avec la Nature

DIA fresque 3

Source : FlickR

95% de la population mondiale est décimée, l’occasion de faire la fête entre survivants autour d’une belle plante, brillante à souhait.

Ce qui dérange dans cette représentation picturale :

  • Vous vous souvenez des espèces animales et végétales décimées dans la première fresque ? Coucou, les revoilà en pleine forme. Il y en a même de nouvelles, comme ces trois léopards gris (bizarre, dans un décor plus que chamarré), dont un à tête d’enfant. Les trois portent le numéro 6 ;
  • Un petit démon folâtre sur ce qui reste de l’humanité (pas le journal) ;
  • Une chouette maçonnique par-ci, une paire de cornes sataniques par là pour égayer le paysage. C’est tout de suite plus convivial ;
  • Ce tableau est une mise en Cène avec un pseudo-Jésus aux commandes ;
  • Un œil d’Horus symbolisant une lumière satanique ;
  • Enfin, la fleur, sa cape rouge et sa discrète tête de bouc, incarnerait Lucifer vers lequel tout le monde se tourne désormais. Rappelons que Lucifer signifie « porteur de lumière ». Quelle coïncidence : la fleur éclaire tout ce beau monde.

Encore une fois, qu’est-ce qu’une telle peinture fiche dans un aéroport ?

Résumons la trame des évènements

  1. Une dépopulation massive de la planète
  2. La mort des religions
  3. Instauration d’un gouvernement mondial
  4. Restauration de la nature
  5. Lucifer au centre de toute chose

En somme, il s’agirait d’une sorte de prophétie répondant au précepte des Illuminés de Bavière : Ordo Ab Chao. L’ordre naît du désordre. Terrifiante perspective.

Autres joyeusetés

Les sols du niveau 5

Un disque noir effaçant le soleil. Des symboles ambigus. Des reptiles incongrus. Que signifie ce charabia occulte ?

Les gargouilles

aéroport international de Denver gargouille

Source : FlickR

Deux gargouilles sortant d’une valise dans la zone de restitution des bagages. Aliens remontant en surface pour les uns, présage d’une catastrophe nucléaire pour les autres. Une chose est sûre : quel est le rapport avec la choucroute aéroportuaire ?

Anubis

Pour vous détendre, une statue d’Anubis, un dieu funéraire de l’Égypte antique, vous souhaite bon vol (en aller simple ?). Du grand n’importe quoi.

La forme de l’aéroport vu du ciel

aéroport international de Denver svastika

À quoi pensaient les architectes en charge de dessiner l’aéroport international de Denver ? Trois possibilités :

  1. À rien, le dessin des couloirs en forme de svastika est le fruit du hasard.
  2. Au 3Reich.
  3. À remplir leur mandat en suivant des directives précises, dictées par les mêmes donneurs d’ordre que ceux qui ont poussé Tanguma à commettre de telles horreurs murales.

J’opte pour la troisième possibilité.

En conclusion

L’aéroport international de Denver à de quoi inquiéter, y compris les personnes les plus réfractaires aux théories du complot. Si cet aéroport n’a pas livré tous ses secrets, ne comptez pas sur les autorités pour vous éclairer. Entre campagnes publicitaires ridicules, à dessein d’enrayer les spéculations autour de l’aéroport de Denver, et mise en place d’une troisième gargouille, pathétique, qui se moque littéralement des voyageurs (elle débite des tissus d’âneries), les théories du complot autour du DIA ont encore de beaux jours devant elles.

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