détecteur de mensonges
Crédit photo : Pixabay
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Le détecteur de mensonges est-il fiable ?

Certains clichés ont la vie dure. Popularisé par Hollywood, le détecteur de mensonges en fait partie. Il repose sur le principe suivant : mentir provoquerait des réactions physiologiques chez un individu soumis au test du polygraphe.

Un menteur verrait ainsi augmenter sa pression artérielle, son rythme cardiaque, son rythme respiratoire ainsi que sa transpiration. Presque l’outil magique, en somme.

Sauf que… Comme vous l’avez déjà vu maintes fois au cinéma ou à la télé, tromper le détecteur de mensonges est chose possible pour un menteur aussi froid que peut l’être un sociopathe. À l’inverse, un individu facilement impressionnable peut rater le test du polygraphe et passer pour ce qu’il n’est pas, un menteur donc, ses émotions prenant le dessus sur la réalité des faits. Et c’est sans compter sur l’interprétation, hautement contestable car subjective, du polygraphiste.

Conséquence directe de toutes ces zones de flou, la fiabilité d’un détecteur de mensonges n’a jamais pu être établie. Depuis 1998, les résultats du détecteur de mensonges ne sont plus admissibles devant un tribunal américain. Ils n’ont aucune valeur probatoire pour la justice française. Seule la Belgique continue de l’employer comme méthode d’interrogatoire depuis 2001, bien que les résultats ainsi obtenus ne constituent plus qu’une vague indication sans valeur légale.

Conclusion : non, le détecteur de mensonges n’est pas une méthode d’interrogatoire fiable.

Autre question d’importance : l’oignon.

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