François 1er : 5 anecdotes sur le roi-chevalier

François 1er

François 1er (1494-1547), est sans doute le roi le plus emblématique de la Renaissance française. Son règne, marqué par les guerres d’Italie, est également synonyme de rayonnement culturel grâce au développement des arts et des lettres. Monarque fougueux et avide de gloire, François 1er ne vit que pour l’élégance et le raffinement que lui léguèrent sa mère et sa sœur Marguerite, une femme de lettres. Alors que certains rois laissèrent une piètre image de leur règne, « le plus grand roi de France » se distingua à maintes reprises.

François 1er, un règne de guerres

Dans la continuité des guerres d’Italie menées par ses prédécesseurs, François 1er conduit ses troupes à la bataille en véritable guerrier. Si les écoliers se souviennent de la victoire de Marignan sur l’ennemi suisse (16.000 morts, ce qui en fait la bataille la plus meurtrière depuis l’Antiquité), sa fougue lui fait commettre des erreurs qui coûtent cher. Comme en 1525, lorsqu’il est fait prisonnier à l’issue de la bataille de Pavie. Il ne sera libéré qu’après avoir signé le contraignant traité de Madrid… sur lequel il s’assoit sans vergogne, une fois relâché. Au grand dam de ses deux fils, alors âgés de 7 et 8 ans, retenus en otage. Ces derniers vivront quatre années de captivité difficile à Madrid. Merci, papa.

L’avènement de la culture et du raffinement à la française

On peut guerroyer et avoir le goût des belles choses. C’est le cas de François 1er qui voue une admiration sans bornes à l’art italien. Parlant italien à la perfection, il s’entoure des meilleurs artistes italiens, comme de Vinci installé à Amboise en 1516.

La culture française gagne ses lettres de noblesse sous le règne de François 1er :

  • En 1530, il fonde le Collège français enseignant le latin, le grec et l’hébreu.
  • La même année, il crée la collection des Joyaux de la Couronne.
  • Le dépôt légal, en 1537, porte aussi le sceau de François 1er, un boulimique de lecture.
  • L’ordonnance royale de Villers-Cotterêts, élaborée par le chancelier Guillaume Poyet, impose le français comme langue officielle de l’administration royale dès 1539.

L’architecture n’est pas en reste : sept châteaux sont construits et rénovés en quinze ans parmi lesquels Chambord, Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau…

Quant à la gastronomie, le roi aimait la bonne chère et les agapes. On commence à employer l’assiette et le service du vin à la demande si caractéristiques de l’élégance à la française. Le roi a un bon coup de fourchette et cède volontiers aux plaisirs de la table : chasse, dinde, confiture, yaourts de brebis (pour calmer ses maux d’estomac), sans oublier une bonne rasade de vin blanc ou d’hypocras, un vin rouge épicé. Tiens, en parlant de vin, l’adulte moyen de l’époque en consommait deux litres, en moyenne… par jour ! On avait le sens de l’hygiène alimentaire en ce temps.

Une gestion innovante des finances du royaume

Les guerres, le mécénat et les constructions pharaoniques, ça coûte « un pognon dingue » comme dirait Macron. François 1er est donc le premier roi à emprunter en 1522. S’il utilise volontiers l’impôt (doublement de la taille et triplement de la gabelle), il instaure aussi des droits de douanes protectionnistes et n’hésite pas à vendre des pierres précieuses appartenant à la Couronne ou à aliéner des territoires royaux pour financer ses projets. Plus surprenant, il crée la première loterie d’État en 1539.

Un physique de colosse aux airs de séducteur

1,98 mètres sous la toise. C’est grand et, à l’époque, du jamais vu. On raconte que Rabelais se serait inspiré du physique de géant de François 1er pour créer son personnage de Gargantua.

Le géant n’oublie jamais de soigner les apparences. Comme le 6 janvier 1521 lorsqu’il reçoit un tison brûlant en pleine tête. Son médecin le rafistole comme il peut après lui avoir coupé les cheveux. François 1er, toujours désireux de faire bonne impression auprès de la gent féminine, dissimule sa blessure au visage en se laissant pousser une barbe bien taillée. Sa cour le copie et lance une mode hipster qui dure près d’un siècle.

Une mort sans gloire, longue et pénible

François 1er développe une fistule anale fin des années 1530. Il meurt le 31 mars 1547, au château de Rambouillet, des complications issues de cette affection. Selon un diagnostic paléopathologique, une septicémie doublée d’une insuffisance rénale grave seraient à l’origine de son décès.

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