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Les animaux sauvages alpins

Crédit photo : Pixabay

Montagnes, vallées, torrents et lacs alpins abritent une inestimable richesse faunistique qui comble de bonheur les amoureux de la nature. Les animaux sauvages vivant dans les Alpes ont su s’adapter à des conditions de vie souvent rudes. Zoom sur dix animaux incontournables, parfois insolites, composant la faune alpine.

Le chamois, animal emblématique des sommets alpins

Plus svelte et plus petit que le bouquetin, le chamois se reconnaît à sa robe presque noire et ses petites cornes recourbées. Sa vue et son odorat lui permettent de détecter le mouvement ou l’odeur d’un intrus à plus de 500 mètres. Peureux, il prévient son groupe à l’aide d’un sifflement et s’enfuit en bondissant à toute vitesse (jusqu’à 50 km/h).

Sa dentition est similaire à celle de l’homme : une dentition de lait précède une dentition définitive composée de 32 dents.

Animal de roc, il vit en petites troupes (hardes). Hardes… Roc… Un peu d’humour dans ce monde de sauvages, que diable !

Le bouquetin, un animal sauvage… plutôt sociable

Massif (jusqu’à 110 kg), le bouquetin ne passe pas inaperçu : ses gigantesques cornes annelées et arquées peuvent atteindre un mètre et peser jusqu’à 6 kg (la paire) chez le mâle adulte.

Son caractère peu farouche a failli causer sa disparition. Tout commença au XVe siècle avec le développement des armes à feu. Proie facile, le bouquetin est chassé pour sa viande mais aussi pour ses prétendues vertus médicinales : les cornes broyées contre l’impuissance, le sang pour lutter contre les problèmes de reins, l’estomac comme remède contre la dépression… Même son os cruciforme (au niveau du cœur) était porté en pendentif en guise de talisman contre la mort subite ! Il ne doit sa pérennité qu’aux rois de Piémont –Sardaigne qui en interdisent la chasse au XIXe siècle alors qu’il n’en restait plus qu’une petite centaine en Europe.

C’est une espèce rupicole polygame qui s’épanouit en groupes composés de bouquetins (les mâles), d’étagnes (les femelles) et de cabris (les petits). Le bouquetin boit très peu, se contentant souvent d’un rosé le matin. Euh… Non… de la rosée du matin, plutôt.

La marmotte, rongeur solidaire

Un animal sauvage, la marmotte ? Ce petit rongeur aux airs sympathiques vit aux abords des terriers et hiberne près de 6 mois dans un terrier confortable, avec vue sur le lac ®, (la chambre principale de son terrier fait un mètre cube).

Pour faire face à ses redoutables prédateurs (l’aigle royal et le très rusé renard), la marmotte privilégie prudence, discrétion et solidarité tribale à l’aide de sifflements entendus jusqu’à plusieurs kilomètres. La marmotte est caecotrophe, ce qui signifie qu’elle digère deux fois ses aliments en consommant certaines de ses propres déjections. Bon appétit.

Le Gypaète barbu, le vautour des Alpes

Réputé pour sa sédentarité, le Gypaète barbu impressionne. Par sa taille tout d’abord : une envergure d’ailes de près de 2m80 ! Par son plumage aux couleurs détonantes ensuite.

Surnommé « le casseur d’os » ou, plus rarement, « le nettoyeur des alpages », le Gypaète barbu est un charognard qui se nourrit principalement d’os, de ligaments et de tendons. Cette alimentation à base de restes lui évite d’entrer en compétition avec la plupart des autres prédateurs. Le Gypaète barbu est l’une des espèces les plus rares d’Europe.

Le Chocard, le corbeau des montagnes

Il a les couleurs d’un corbeau, il ressemble à un corbeau, mais ce n’est pas un corbeau. Sa robe est noire, son bec est jaune, sa chasse est pragmatique : il fréquente les zones touristiques, préférant trouver des restes de nourriture plutôt que de chasser ses proies.

Le chocard se couple pour la vie et se montre fidèle à son site de reproduction. Très solidaire, il n’hésite pas à pourchasser aigles et vautours qui auraient l’impudence de mettre ses congénères en difficulté.

Le Lynx, un félin sauvage qui ne manque pas d’assurance

Tête arrondie, oreilles triangulaires, queue courte et démarche chaloupée, tel est le portrait robot du Lynx, animal sauvage par excellence.

Longtemps disparu en France, il faudra attendre les années 70 pour qu’il soit réintroduit par les Suisses dans les Alpes, la France imitant son voisin helvète quelques années plus tard. Si les massifs de Haute-Savoie réunissent tous les critères bénéfiques à la survie de cette espèce, la population de Lynx demeure encore fragile en France, différents obstacles entravant son développement. Première cause de mortalité : les collisions routières (50% des décès). Deuxième cause de mortalité : le braconnage (12% des décès). Soit environ deux tiers des décès dus au facteur humain. Et c’est sans compter les exécutions sommaires par des chasseurs qui les considèrent comme de potentiels rivaux… Bref, sa réintroduction en France n’est pas encore ce qu’on pourrait appeler un franc succès.

Contrairement à une idée très répandue, le Lynx ne constitue en aucun cas une menace pour l’homme. S’il peut se montrer farouche, son caractère peu craintif permet une coexistence sereine avec ce félin.

La Vipère aspic

Lecteurs ophiophobes (joli mot, non ?), passez votre chemin. La Vipère aspic est un serpent au corps épais, à la tête triangulaire et peut mesurer jusqu’à 90 cm à l’âge adulte. Elle se sert de son venin pour tuer ses proies. Joueur de cartes ou pas, faites preuve de prudence car la blessure de la vipère aspic peut vous laisser sur le carreau.

L’Aigle royal, un oiseau haut perché

Le plus célèbre des aigles vit dans les sommets et se nourrit principalement de marmottes (80% de son régime alimentaire). Sa vue est huit fois plus perçante que celle de l’être humain (oui, c’est un atout considérable pour chasser la marmotte).

Le Grand Tétras, espèce en voie de disparition

Le Grand Tétras, ou Grand coq de bruyère, est le plus gros galliforme sauvage européen. Animal rare, il arbore de magnifiques couleurs irisées allant du noir au rouge.

Le Lagopède, caméléon dans l’âme

Egalement appelé la perdrix des neiges (rien à voir avec la galinette cendrée), le Lagopède est un animal sauvage surprenant. Caméléon dans l’âme, le Lagopède se fond dans le paysage pour échapper à ses prédateurs. Totalement blanc en hiver, ses plumes virent au brun en été et au grisâtre en automne.

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