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Peut-on vraiment gagner à la roulette grâce à la suite de Fibonacci ?

Crédit photo : Pixabay

La suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8 et ainsi de suite. Les fondus de casino la voient comme une stratégie à part entière afin de gagner à la roulette, leurs mises évoluant selon les principes mathématiques détaillés ci-dessus en cas de pertes prolongées. Souvent comparée à la méthode d’Alembert, la suite de Fibonacci permettrait d’avoir raison des séquences de roulette perdantes dans la durée. Vrai ou faux ?

Si on examine la suite de Fibonacci dans une logique mathématique d’ensemble, et dans le contexte d’un jeu de hasard, en théorie, elle est parfaitement viable, les sorties (noir ou rouge, par exemple) finissant par s’équilibrer dans le temps, question d’équiprobabilité. En pratique, c’est une autre paire de manches. Car le joueur de casino doit faire face à deux obstacles de taille.

Premier obstacle, le parieur doit disposer d’un bankroll suffisant. Le bankroll est le capital financier d’un joueur de poker et, par extension, de tout parieur. Imaginons que le joueur de roulette affronte une série noire (c’est le cas de le dire). Il mise constamment sur la couleur rouge et c’est le noir qui sort vingt fois de suite. Pour tenir, il doit disposer d’un bankroll s’élevant à près de 18.000 euros. S’il doit encaisser trente échecs consécutifs, il lui faut un bankroll de plus de 800.000 euros. Une paille.

Second obstacle, même si vous êtes milliardaire et prêt à miser toute la nuit s’il le faut, le casino a trouvé une parade infaillible : le plafond de mise ou mise maximale par pari (séquence). Certains casinos en ligne proposent « généreusement » des plafonds de mise de 6.000 euros, ce qui correspond à 19 séquences perdantes pour vous. Imaginez. Vous essuyez 18 séquences perdantes et la 19remet simplement les compteurs à zéro. Vous avez pris le risque de perdre plus de 10.000 euros pour simplement revenir à votre point de départ… Vous parlez d’une stratégie en carton.

Conclusion : si la suite de Fibonacci permet en théorie d’effacer ses pertes à un moment donné, elle n’est qu’une vulgaire martingale dans le contexte d’un jeu de hasard. En somme, elle donne l’illusion au parieur de pouvoir se refaire alors qu’elle ne fait que retarder le moment de son échec tout en augmentant considérablement le montant de ses pertes. CQFD.

Allez, hop ! Contrôle de maths surprise pour rester dans le thème.

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