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Quand le monde du tennis ne tourne pas rond

Crédit photo : Pixabay

Le monde du sport regorge de petites anecdotes qui en font le sel, au-delà des exploits individuels ou collectifs. Et le tennis n’échappe pas à la règle. Cinq histoires de tennis complètement dingues.

#1 : Frank Hadow, entré dans la légende malgré lui

Wimbledon 1878. Le tennis en est à ses débuts. Le All England Club accueille 34 prétendants à la victoire. Nettement moins sélectif qu’aujourd’hui, n’importe qui (ou presque) peut tenter sa chance. Hadow, un cultivateur installé à Ceylan, alors en vacances à Londres, décide de tenter sa chance. Il s’inscrit et affronte en finale Spencer Gore, le tenant du titre, qui se rue au filet à la moindre occasion. Aussi décide-t-il de freiner les ardeurs de Gore en tentant un coup inédit : le lob. Ça marche. Décontenancé, Gore s’incline en 3 manches. Hadow remporte le tournoi sans perdre un set. Et il vient d’inventer le lob en bonus. Il repart à Ceylan avec la coupe et ne jouera plus jamais au tennis par la suite.

#2 : Stefan Edberg a-t-il vraiment tué un juge de ligne ?

La légende urbaine : un service du joueur Suédois aurait tué net un juge de ligne se trouvant sur la trajectoire de la balle. La réalité : en 1983, en finale de l’US Open junior, un service de Stefan Edberg a frappé un juge de ligne à l’aine. Déjà en situation d’équilibre précaire, Richard Wertheim, qui tente de suivre la balle avec difficulté, est percuté par ce service qui le fait tomber. Sa tête heurte violemment le court. Urgences. Après une semaine d’hospitalisation, il meurt des suites d’un hématome sous-dural. Donc, non, Edberg n’a tué personne.

#3 : Bille Jean King corrige l’insolent Bobby Riggs

Nous sommes en 1973, Bobby Riggs vient de pulvériser Margaret Court dans une bataille des sexes. Le score est sans appel : 6-2, 6-1. Loin d’être rassasié, Riggs en remet une couche et poursuit ses moqueries envers le tennis féminin. Sûr de lui, il propose 100.000 dollars à Billie Jean King si elle parvient à le battre. Elle relève le défi. Billie Jean King va faire redescendre Bobby Rings sur terre. Sa victoire est nette : 6-4, 6-4, 6-3. Sors ton chéquier, l’ami !

#4 : Karsten Braasch se paie les sœurs Williams

Sans doute inspirées par King, les sœurs Williams affirment être capables de défaire « n’importe quel mec du top 200 ». À leur décharge, elles sont encore jeunes et téméraires en ce début d’année 1998… Un tennisman allemand les prend au mot. Il a 31 ans, fume comme un pompier et boit plus que de raison. Il est classé 203à l’ATP. Tout ce qu’il faut pour faire une grande carrière sportive. Serena entre sur le court remontée à bloc et en sort… dépitée. Bien que Braasch ne s’autorise qu’une seule balle de service, qu’il en grille une à chaque changement de côté et qu’il semble en avoir encore sous la semelle, la réalité la rattrape. Elle est sèchement battue, 6-1. Vénus tente sa chance à son tour. Elle fait à peine mieux que sa sœur, 6-2 en faveur de Braasch qui, à ses dires, aurait « joué comme un mec classé 600e ».

#5 : Arthur Larsen, l’accidenté du tennis

Arthur Larsen est un excellent joueur de tennis des années 50. C’est aussi une personnalité hors-norme. Traumatisé par la guerre (il est le seul survivant de sa section débarquée à Omaha Beach), Larsen tente de chasser ses démons à grands renforts d’alcool, de cigarettes (jusqu’à 60 par jour) et de femmes. Il était persuadé d’avoir un aigle noir posé sur son épaule, un ange gardien selon lui. Ce mode de vie ne l’a pas empêché de triompher à Forest Hills (le futur US Open) en 1950.

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