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Le mystère du triangle des Bermudes est-il fondé ?

Crédit photo : Pixabay

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Vers le triangle des Bermudes »

Les plus jeunes ne connaissent pas davantage cette vieille chanson de Mort Shuman que la Porsche maléfique de James Dean. Et pourtant, le triangle des Bermudes a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui encore, il fait partie des valeurs sûres du registre paranormal. Info ou intox ? Examinons cela de plus près.

Le triangle des Bermudes, une zone géographique aux contours incertains

Bien que l’United States Board on Geographic Names ne la reconnaisse pas, ladite zone serait située dans l’océan Atlantique, à l’intérieur d’un triangle formé par l’archipel des Bermudes, Miami et San Juan. Théâtre supposé de nombreuses disparitions de navires et d’aéronefs, la zone du triangle des Bermudes est très fluctuante selon les récits rapportés par celles et ceux ayant contribué à alimenter la légende. On parle d’une superficie totale de près de 4 millions de km2. Une paille.

Un article du Miami Herald amorce la légende

Edward Van Winkle, dans son article du 17 septembre 1950, fait référence à des disparitions inexpliquées dans le secteur. Visiblement, cet article fait des émules puisque, deux ans plus tard, le magazine Fate publie un article consacré à la disparition de cinq avions militaires au large de Miami : la légende est enfin lancée.

D’histoires à dormir debout en élucubrations fantastiques, le triangle des Bermudes se forge une sinistre réputation

C’est au journaliste américain Vincent Gaddis (à ne pas confondre avec David Vincent qui était, quant à lui, spécialisé dans les phénomènes venus de l’espace) qu’on doit l’appellation (d’origine plus ou moins contrôlée) « triangle des Bermudes ». En février 1964, il publie un article intitulé The Deadly Bermuda Triangle.

On en profite pour déterrer les vieilles histoires, comme le fait que Christophe Colomb aurait mentionné, déjà à son époque, un dérèglement de son compas de navigation dans la zone.

Y voyant sans doute un filon éditorial intarissable, le journaliste Howard Rosenberg emboîte le pas à Vincent Gaddis, en 1974, en chiffrant l’inchiffrable : des milliers de SOS lancés depuis cette zone, des centaines de navires et d’avions disparus…

Le triangle des Bermudes fait peur. Il fait aussi vendre. Charles Berlitz signe, toujours en 1974, un best sellersobrement intitulé The Bermuda Triangle.

À chaque auteur son hypothèse

Comment expliquer les disparitions ? Chaque auteur avance son lot d’hypothèses. Pour les plus farfelus, c’est un coup des extraterrestres, de l’Atlantide, des démons (qui n’hésitent pas à employer des champs magnétiques surnaturels ; que font les frères Winchester ?) voire la conséquence d’une distorsion spatio-temporelle, une théorie que n’aurait pas reniée Emmett Brown.

 

Les plus cartésiens s’affairent à démontrer la responsabilité des perturbations climatiques, des conditions physiques et chimiques liées à l’environnement (les fonds sous-marins de la zone émettent du méthane, ce gaz pouvant altérer la flottabilité des navires et la portance des aéronefs) quand ils ne pointent pas du doigt les défaillances humaines. Autre possibilité, les vagues scélérates, des vagues océaniques très hautes et soudaines, pouvant envoyer des navires par le fond.

La fin d’un mythe

Sans doute lassé de lire et d’entendre tout et n’importe quoi sur le sujet, Lawrence David Kusche, un bibliothécaire américain, reprend tous les témoignages thématiques dans son livre The Bermuda Triangle Mystery resolved en 1975. En substance, il démontre les nombreuses mystifications autour du prétendu mystère du triangle des Bermudes, les erreurs d’emplacement (nombre de disparitions sont, en réalité, situées en dehors du triangle maudit), les spéculations. Il insiste également sur le caractère rationnel des disparitions validées : tempêtes, avaries, météo, accidents naturels, etc.

En 2003, la chaîne National Geographicne relève aucune anomalie particulière dans la zone incriminée si ce n’est une légère diminution magnétique terrestre.

Preuve ultime que le triangle des Bermudes n’a vraiment rien de mystérieux, les assurances ne jugent pas utile de majorer leurs primes pour les navires ou avions amenés à traverser la zone…

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La curiosité n'est pas un vilain défaut.

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